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dernière mise a jour le : 29/11/2016


Et si notre plus grand secret était ...
la Fraternité ?

Si tu crains d'etre éclairé sur tes défauts, tu seras mal parmis nous.
Si l'interet te guide, si la curiosité t'a conduit ici, vas-t-en !
Si tu es capable de dissimulation, tremble, tu seras démasqué.
Si tu persévères, tu seras purifié, tu t'affranchiras des ténébres, la lumière t'éclairera ...

 

FRANC-MACON.EU

 

 

LETTRE OUVERTE AUX VOYAGEURS

 

Madame, mademoiselle, Monsieur,

Peu importe le chemin qui vous a conduit jusqu'a ce texte, l'essentiel est qu'il soit sous vos yeux. Très probablement la Franc-Maçonnerie vous intéresse, vous en avez entendu parler ou vous avez lu quelques articles de presse sur le sujet. Nous pouvons affirmer que tout cela est vraisemblablement assez loin de la réalité. Ce que nous sommes, ce que nous cherchons à être, vous allez le découvrir dans les lignes qui suivent. Reconnaissez que les plus aptes à parler de maçonnerie sont les Maçons eux-mêmes.

Les questions que vous vous posez, chacun de nous les a eues présentes à l'esprit avant de frapper à la porte. Nous avons tenu à y répondre par avance dans ce texte, car si elle avait existé à l'époque où nous-mêmes, nous cherchions un ailleurs plus conforme à nos aspirations profondes, sans doute notre vie en aurait-elle été transformée plus tôt.

Et si nous ne tenons pas à la publicité, il n'en est pas de même de l'information, que nous estimons devoir.

 

TOUT D’ABORD ... QUELQUES MOTS SUR L'ORDRE DES F.M.

Trop d'écrits [ plus ou moins bien inspirés, plus ou moins bien intentionnés surtout ] paraissent régulièrement sur la Franc-Maçonnerie, pour qu'on puisse encore parler d'ignorance, dans le public, de ses fins et même de ses pratiques.

Longtemps, un lourd [ certains disaient : menaçant ] mystère a plané autour de cette société « secrète » [le mot « fermée » serait d'ailleurs plus juste ] : on lui prêtait mille complots, machinations, expériences, faute il est vrai, d'information. Aujourd'hui, l'excès des soi-disant divulgations ne risque pas moins de la défigurer.

Les explications qui suivent vont tenter de donner des réponses simples et claires aux questions essentielles que vous vous posez au sujet de la Maconnerie en général, nous allons nous efforcer de tracer un tableau aussi objectif que possible de l'ensemble du fait maçonnique.

 

Qu'est-ce que la Franc-Maçonnerie ?

Selon une définition en usage, depuis des siècles du reste, « La Franc-Maçonnerie est un ordre Initiatique qui se consacre au perfectionnement moral et spirituel de ses membres, à la pratique de l’Amour fraternel et à la recherche d'une amélioration de la condition de l'homme ».

Cette définition reflète toujours une des réalités traditionnelles de l'ordre Maçonnique.

Elle a cependant peu de chances d'apporter des éclaircissements à une époque de triomphe du concret. Il est fréquent qu'on entende poser des questions de cet ordre : « Qu'êtes-vous par rapport au Rotary ? », ou : « Au Lion's Club ? », ou encore : « par rapport aux Églises ? », et même : « par rapport aux formations, voire aux courants, politiques ? ». On nous conçoit moins philosophiquement que sociologiquement.

 

PRÉCISONS DONC :

Matériellement, la F. M. est un ordre universel, qui compte des millions de membres répartis à la surface de la terre, sans distinction de race, de nationalité, ou de confession.

Historiquement, c'est un ordre au sein duquel, à travers les siècles, se sont épanouies d'innombrables générations d'hommes aspirant à leur perfectionnement, parmi lesquels figurent bon nombre de philosophes, de savants, d'hommes d’État, de syndicalistes, d'artistes, etc... dont le souvenir est aujourd'hui respecté de tous. Dans son sein également sont nées et voient encore le jour, les plus remarquables des grandes idées généreuses qui éclairent l'humanité.

Aujourd'hui l'ordre maçonnique, poursuit son œuvre avec efficacité et discrétion.

Pourquoi ? Comment ? Les explications qui suivent vous permettront peut-être de le concevoir plus clairement.

 

AVERTISSEMENT

Il est établi que la Franc-Maçonnerie, ordre initiatique et philosophique, dérive dans sa forme des confréries de bâtisseurs, à qui elle a d'ailleurs emprunté ses coutumes, son langage, et dont elle a retenu les règles. Mais il faut également concevoir qu'une grande part de son enseignement reflète des acquis, au reste multiples, bien antérieurs au Compagnonnage.

Il est donc indispensable pour qui veut comprendre la Franc-Maçonnerie moderne de se reporter non seulement à l'histoire des bâtisseurs, mais aussi à la tradition des sociétés initiatiques.

 

UN ORDRE TRADITIONNEL
QUI A RÉSISTÉ A L’ÉPREUVE DES SIÈCLES
 
OU
 
LES RÉPONSES AUX QUESTIONS QUE VOUS VOUS POSEZ SUR
L'ORIGINE ET L'HISTOIRE DE LA FRANC-MAÇONNERIE

 

L'ORIGINE MODERNE DE LA FRANC-MAÇONNERIE

Traditionnellement, l'acte fondateur de la maçonnerie moderne reconnu par toutes les puissances maçonniques actuelles est constitué par la fusion de quatre Loges de maçons « acceptés » qui se sont réunies à LONDRES le 24 juin 1717, fête de la Saint Jean d'été pour constituer la Grande Loge d'Angleterre.

C'est à cette période que remontent les premiers documents tenus pour certains par les historiens modernes, sur la Franc-Maçonnerie spéculative dans la forme où nous la connaissons aujourd'hui.

Cependant, de multiples sources historiquement sérieuses témoignent qu'il existait, antérieurement à cette date, en Angleterre comme en Europe Continentale, des Loges de Maçons « opératifs » qui exerçaient réellement l’Art de la construction.

Celles-ci recevaient dans leurs travaux des Maçons acceptés (c'est-à-dire initiés aux « secrets », bien que n'exerçant aucune activité de constructeur) appelés Maçons « spéculatifs » parce qu'ils participaient effectivement aux travaux initiatiques des Loges.

Les documents antérieurs à 1717 sont rares et la filiation chronologique peu précise. Il ne fait cependant pas de doute que la Tradition des Loges Maçonniques remonte historiquement à la souche des bâtisseurs du Moyen-âge, du moins pour ce que l'on pourrait appeler l'activité perceptible - visible des Francs-Maçons.

Pour les temps antérieurs au Moyen-âge, de la rareté voire de l'absence de documents, on ne peut inférer que la Maçonnerie n'existait pas avant cette époque. Les civilisations pré-médiévales étaient essentiellement orales comme la Tradition elle-même (du latin Tradere : transmettre). Elles ne pensaient pas sans doute, devoir laisser des traces écrites à l'intention des sceptiques ou des profanes.

Force nous est pourtant de constater que les Anciens (du moins une élite qui oeuvrait loin du pouvoir politique), détenaient un savoir non livresque mais d'une science et d'une technicité indéniables ...


Dès le 26 mars 1688 (selon un Etat du Grand Orient pour l 779) nous avons la preuve de l'existence de loges militaires au sein des régiments écossais et irlandais ayant accompagné le roi Charles II d'Angleterre en son exil en France, Ces loges essaimèrent suffisamment pour grouper et constituer en 1725 l'Ancienne et Très Honorable Société des Francs-Maçons dans le Royaume de France.

Puis, intérêt ou curiosité, de très nombreux sujets du roi Louis XV se feront initier en des loges écossaises ou irlandaises civiles, bien que français. Et viendra le temps, en 1735, où le nom sera changé, et ce sera alors l'Ancienne et Très Respectable Société des Francs-Maçons du Royaume de France, groupant des loges exclusivement françaises parce que composées de maçons français.

Enfin, en 1755, ces loges se grouperont en une Grande Loge de France, laquelle onze ans plus tard, par suite d'un schisme suscité par des tendances politiques dans le vent de l'époque, verra se constituer le Grand Orient de France que nous connaissons. Cette Grande Loge de France disparaîtra en 1769, laissant la place au Grand Orient de France, L'actuelle Grande Loge de France a été constituée en 1897, d'une Grande Loge Symbolique Ecossaise réinsérant d'anciennes loges ayant fait dissidence antérieurement : elle est donc sans aucune filiation avec celle du XVIIIème siècle.

Le Rite Ecossais Rectifié, fondé à Lyon en 1778 par un Convent organisé par J-B. Willermoz, ne fut que la rectification mêlée de Martinézisme, du Rite de Stricte Observance Templière et du Rite Ecossais Primitif (Early Grand Scottish) pratiqué par ces anciennes loges militaires dès 1688 à Saint-Germain-en-Laye.

Leurs rituels furent apportés en 1751 à Marseille par le Stuardiste Georges de Wallnon, qui y fonda le 27 août, avec des pouvoirs venus d'Edimbourg, celle qui devait devenir la Mère Loge Ecossaise de Marseille sous le nom de Saint-Jean d'Ecosse.

 

L'ORIGINE ANCIENNE DE LA FRANC-MAÇONNERIE

Il importe de bien comprendre, qu'au-delà de la tradition des constructeurs, (dont les origines historiques sont mal établies avant le Moyen-âge), les Maçons tiennent pour essentiel de placer leur ordre dans le prolongement de la Tradition plusieurs fois millénaire des sociétés initiatiques.

A ce titre, l'origine profonde, secrète, de la Franc-Maçonnerie se perd dans la nuit des temps. L'aspiration de l'homme vers la compréhension de ses origines et son besoin corollaire d'ordonner sa vie, lui ont inspiré l'idée de se grouper pour former une élite (dans le sens d’Elu).  

Les manifestations de cette aspiration spiritualiste se confondent avec les premières manifestations du culte rendu aux morts et à la famille dès les époques préhistoriques. En effet, depuis les âges les plus reculés, les symboles initiatiques ont servi de thèmes communs aux méditations individuelles des élites qui se penchaient sur le devenir de l'homme, ses progrès et la recherche de structures morales.

Pour se conformer à l'insatiable besoin de logique de la pensée moderne, les Francs-Maçons ont coutume de se référer aux courants de pensée les plus brillants de l'époque historique : celui qui a produit l’Égypte des Pharaons et celui qui a donné naissance à la pensée biblique. Ces deux courants supposent qu'il existait une vie spirituelle avec des ordres cohérents 3.000 ans AVJC, de l'époque pharaonique jusqu'au 18ème siècle, l'existence de Sociétés secrètes d'inspiration spiritualiste n'est pas contestable.

La filiation la plus vraisemblable dans les Temps anciens semble être liée à la création de certaines corporations d'ouvriers. Ces artisans bâtisseurs formaient des castes dont les membres avaient subi une Initiation et se reconnaissaient au cours de leurs pérégrinations à travers le monde, au moyen de mots, signes et attouchements secrets. Hiram Abif, Architecte du Temple de Salomon utilisait déjà ces artisans 10 siècles AVJC.

Les corporations du Moyen-âge sont-elles directement issues de ces antiques Traditions ? C'est probable, bien qu'il ne soit pas possible de l'affirmer avec les certitudes palpables que réclame la science matérialiste. Il convient cependant de noter qu'en tout temps, il y eut un lien étroit et profond entre Bâtisseurs et détenteurs de « La Science » (et non des sciences au sens où nous les envisageons aujourd'hui).

 

UN BESOIN DE S'ORGANISER EN ASSOCIATIONS TRÈS STRUCTURÉES

Vous voici en possession de l'une des « clefs » fondamentales de l'ordre maçonnique : Son rattachement à la Tradition Initiatique dont l'origine remonte aux temps les plus reculés.

Venons-en maintenant aux manifestations de cette Tradition dans le cadre des associations de bâtisseurs.

Il apparaît qu'à l'époque de la construction des cathédrales, les maîtres-architectes qui travaillaient pour le clergé, créèrent un ordre ayant double destination : la constitution du chef-d'oeuvre artistique et la mise en place d'une discipline mentale spiritualiste.

L'existence de cet ordre s'explique aisément :

La division du travail et sa coordination exigent un état d'esprit commun, d'où la nécessité de groupes très structurés.

La Structuration de ces groupes d'artisans-bâtisseurs était primordiale afin d'effectuer les travaux dans l'esprit de l'héritage symbolique ancestral. Ils ne pouvaient se contenter de former des groupes éphémères et de disparaître ensuite sans laisser de traces, ni de conserver de leur collaboration momentanée autre chose que le souvenir des franchises dont ils avaient bénéficié au cours de leur travail.

Il fallait aussi, au nom de la transmission initiatique, que « toutes équerres, tous niveaux et toutes perpendiculaires» soient reconnus cote signes authentiques et appropriés.

Les associations poursuivaient donc un quadruple objet :

  1. Matériellement, assurer l'entraide des itinérants et les déplacements sur les chantiers ;
  2. Écarter les mauvais ouvriers ;
  3. Transmettre les connaissances professionnelles à ceux qui étaient aptes à les comprendre et à leur donner vie ;
  4. Assurer la formation d'êtres accomplis sur les trois plans : moral, professionnel et spirituel.
  5.  

CES ASSOCIATIONS REPOSAIENT SUR LA CONNAISSANCE D'UN CERTAIN NOMBRE DE SECRETS

La transmission orale de secrets est une notion fondamentale aussi bien dans les traditions initiatiques que dans les associations de constructeurs.

Chez ces derniers, les secrets transmis étaient à la fois de nature matérielle (secrets de métier, protection des structures de l'organisation) et de nature spirituelle et initiatique.

Mais cette dualité de nature (matérielle-spirituelle ) n'est qu'apparente :

Il convient en effet de se souvenir que, dans les temps anciens (avant que ne s'imposent la pensée et les méthodes scientifiques modernes) , l'ensemble des sciences (des connaissances) s'appuyait directement sur les conceptions philosophiques de l’Univers. La « connaissance » philosophique et religieuse du cosmos et la science des choses concrètes constituaient les deux aspects complémentaires d'un seul et même savoir.

 

SECRETS SPIRITUELS, SECRETS MATÉRIELS, UN TOUT INDISSOCIABLE.

La Tradition enseigne que nombre d'édifices anciens sont structurés autour des concepts globaux de l’Univers duquel rien n'est isolé ou indépendant.

Il est certain que ces constructions et tout spécialement les édifices religieux, avaient un sens symbolique secret qui s'exprimait aussi bien dans le plan d'ensemble que dans les divers éléments - que l'on qualifie aujourd'hui de décoratifs - susceptibles d'être étudiés dans la mesure où ils n'ont pas été détruits ou altérés par des obscurantistes.

Il est donc évident que, à des titres divers, les ouvriers étaient informés, au moins partiellement, d'un certain nombre de secrets à caractère initiatique concernant l'œuvre à laquelle ils travaillaient. N'oublions pas que les Cathédrales étaient de véritables livres d'images renfermant des signes et des symboles ayant une signification ésotérique perceptible aux seuls initiés.

Mais il existait également des secrets ayant un caractère plus directement professionnel.

Les constructeurs du Moyen-âge, dépositaires de certains tours de main et d'une certaine discipline mentale n'auraient pas pu assurer la conservation de ce qui constitue leur originalité et leur mérite s'ils n'avaient pas imposé l'ordre dans leur administration et la discipline sur leurs immenses chantiers qui duraient parfois un siècle.

Rien ne subsiste longtemps dans le refus de l'ordre. Rappelons-nous que le désordre cellulaire, dans le corps de l'homme, conduit a la maladie.

En ce qui concerne les secrets proprement dits, il n'était pas coutume de galvauder ou de laisser galvauder les tours de main qui constituaient une originalité, d'imposer un ordre moral aux gens qui ne voulaient pas l'entendre, de laisser détériorer les valeurs spirituelles auxquelles on tenait par dessus tout.

Au contraire, il était nécessaire qu'ayant jugé nocif le milieu extérieur, on s'en isolât symboliquement dans une enceinte, pour se retirer dans un milieu qui fût à la fois un conservatoire de la vertu et un lieu de diffusion des valeurs spirituelles.

Là se communiquaient les secrets de Construction et ceux de reconnaissance. L’Art de bâtir se transmettait ainsi de bouche à oreille et cet Art ne pouvait être communiqué qu'à des êtres choisis.

De plus, parce que l'enseignement était oral, la formation professionnelle et morale d'un bon ouvrier était longue et difficile ; il était impératif de protéger « l’Art de bien construire » par des mots de reconnaissance, des signes, des attouchements en vue d'écarter les imposteurs.

On comprend donc que les secrets transmis, indispensables aux corporations de bâtisseurs pour assurer leur existence, leurs structures, leur survie et leur mission n'étaient qu'en apparence de natures ou d'objets différents. En réalité, ils constituaient un tout indissociable.

 

LES TRADITIONS SECRÈTES HORS DU CADRE STRICTEMENT PROFESSIONNEL

Il est permis de se demander pourquoi   les   Loges  de Maçons,  à l'origine  « opératives » ont peu à peu accepté d'initier des membres dont le rôle était uniquement « spéculatif ».

On peut penser qu'au cours des siècles, l'évolution des techniques et des moyens de communication rendait moins impératif le secret concernant les tours de main, mais parallèlement, elle donnait plus de prix à l'aspect moral et spirituel de l'enseignement.

Le travail « en Loge » prit donc un tour de plus en plus spiritualiste. Rien ne s'opposait plus à ce que ces travaux fussent ouverts à des non-professionnels, dans la mesure où ils étaient reconnus dignes d'y participer.

De là vient l'habitude d'initier dans les Loges des maçons « acceptés » ou « spéculatifs ». Il est vraisemblable que cette activité purement spéculative a contribué à maintenir vivants la pratique des rituels et l’enseignement des symboles.

 

LA RÉFÉRENCE A D'AUTRES TRADITIONS SPIRITUALISTES.

Comme nous l'avons indiqué auparavant, l'existence de traditions initiatiques est attestée dès les temps les plus reculés.

Il parait légitime de penser que, d'un tronc commun, sont nées dans les temps anciens diverses branches, voisines mais différenciées d'un savoir unique, dont l'ensemble constitue pour nous la Tradition.

Cette tradition s'est exprimée à travers diverses écoles ou courants ayant chacun leurs caractéristiques propres, mais poursuivant des objectifs comparables : Perfection de l'homme par la transmission des connaissances traditionnelles à l'aide de langages symboliques dans des formes rituelles immuables...

Un certain nombre de ces courants s'est perpétué jusqu'à une époque contemporaine de la F.M. moderne.

Bien que les formes (symboles, rituels) eussent été différentes, elles étaient parallèles, chargées d'un même message et compréhensibles d'une tradition à l'autre. C'est pourquoi les adeptes de ces différentes traditions ou sectes ont souvent trouvé intérêt à fréquenter les Loges maçonniques (parfois même ils y ont cherché refuge).

Ils ont apporté à celle-ci certains aspects de leurs traditions propres qui venaient recouvrir, enrichir ou compléter l'héritage de la Tradition maçonnique.

Le fait que la maçonnerie ait recueilli, rassemblé et gardé vivante la partie « essentielle » de ces grands courants initiatiques, est le garant de l'authenticité, de la richesse, de la vitalité de son enseignement.

C'est pourquoi l'on peut dire que la F.M. est intrinsèquement l'image même de la Tradition universelle.

 

LA FRANC-MAÇONNERIE SPÉCULATIVE A ÉVOLUÉ DEPUIS SA FONDATION.

Par essence, la Franc-Maçonnerie est gardienne de la Tradition initiatique. Sous cet angle elle n'est donc pas susceptible d'évolution.

Dans les premiers temps de la maçonnerie spéculative plusieurs courants ont donné naissance à plusieurs « variantes » dans la présentation des symboles traditionnels et la pratique des rituels.

Ces variantes (ou RITES), n'altèrent en rien le message profond. Les maçons des divers rites parlent tous le même langage.

Pourtant, on a pu regretter qu'au fil des années, certaines Loges ou certaines Obédiences (Fédération de Loges) aient été tentés d'«alléger» l'héritage traditionnel faute, parfois, d'essayer d'en rechercher le sens profond.

Il importe cependant de souligner qu'aujourd'hui, la nécessité s'est fait sentir d'un retour à l'exacte Tradition et qu'un grand nombre de maçons ont à coeur de se reporter aux textes anciens (et aux sources les plus authentiques de la Tradition initiatique) et de s'y consacrer pleinement.

 

DES RAPPORTS DE CETTE TRADITION AVEC CELLE DU COMPAGNONNAGE DONT LA PRATIQUE S'EST TRANSMISE JUSQU’À NOS JOURS.

On connaît l'existence du compagnonnage qui, aujourd'hui encore, existe en tant qu'ordre « opératif » et dont les membres ont à coeur de constituer l'élite des corporations auxquelles ils appartiennent.

La maçonnerie et le compagnonnage représentent actuellement deux traditions parfaitement distinctes ; elles ont cependant de nombreux points communs car elles se réfèrent aux mêmes valeurs morales et spirituelles et à des traditions très voisines.

On peut dire par exemple, que la Tradition maçonnique est soeur de celle des Compagnons et Maîtres d'Œuvre ; Charpentiers et Tailleurs de pierre.

 

LA FRANC-MAÇONNERIE FACE A L’ÉVOLUTION DE LA PENSÉE CONTEMPORAINE

Héritière de traditions ancestrales, s'exprimant dans des formes quasi immuables depuis plusieurs siècles, la F.M. ne risque-t-elle pas d'être un phénomène dépassé ?

En y regardant d'un peu près, on constate que la F.M. ne peut pas être dépassée par l'évolution de la pensée contemporaine puisqu'elle la précède.

Sur le plan philosophique et spirituel, la F.M. est d'hier, d'aujourd'hui, de demain. Elle est intemporelle puisqu'elle porte en elle un message éternel.

Les attitudes mentales de la F.M., ses méthodes de travail, se réfèrent à l'équilibre physique et moral qu'il nous faut conserver à l'abri des mouvements de ce monde.

Refuge des valeurs les plus sûres, au coeur de notre civilisation dite moderne qui détruit la personnalité de l'homme, elle apporte ses lumières à qui recherche la spiritualité vraie comme contrepoids au matérialisme. Pratiquement, la F.M. démontre aujourd'hui encore par sa vitalité, qu'elle est de tous les temps et toujours à sa place, quelles que soient les structures ou les évolutions de la pensée.

 

AVERTISSEMENT

Le Perfectionnement moral et SPIRITUEL recherché par les F.M., se traduit à travers des modes d'expression particuliers, qui remontent aux temps les plus reculés de l'humanité, et qui se sont perpétués à travers les siècles.

Il s'agit essentiellement de l'Initiation, de l'usage du langage symbolique, de la pratique du rituel.

Ils sont vivants aujourd'hui encore sur toute la surface de la terre, dans toutes les civilisations, voire dans la vie quotidienne et professionnelle. Les découvertes de la science moderne : la psychanalyse, la psychologie appliquée, ont confirmé l'efficacité de modes d'expression qui, au premier abord, paraissent inhabituels.

 

UN MODE D'EXPRESSION PERPÉTUEL
L’INITIATION, LE SYMBOLISME, LE SECRET :

LES RÉPONSES

 

UN ÉVÉNEMENT CAPITAL : L'INITIATION

- Matériellement, il s'agit d'une cérémonie solennelle qui se déroule selon les anciens usages.

- Au cours de celle-ci, les membres d'une Loge reçoivent un Profane dans l'ordre maçonnique, après s'être assuré qu'il en est digne.

- Pour le Profane, c'est le commencement (du latin INITIUM) d'une nouvelle découverte de soi-même.

- C'est l'occasion d'exprimer librement et sincèrement un désir de rechercher un perfectionnement moral et SPIRITUEL.

- Au cours de cette cérémonie, le PROFANE reçoit les premiers enseignements initiatiques qui feront de lui un apprenti.

- C'est aussi un moyen ou un assemblage de moyens faits d'allégories et de symboles. Ceux-ci tendent à mettre le profane sur la voie de perspectives nouvelles, qui feront éclore en lui une discipline intérieure, qui déboucheront sur la tolérance spirituelle et la fraternité sociale et qui développeront le sens de l'harmonie.

L’initiation maçonnique n'est pas, comme beaucoup le pensent, une cérémonie mystérieuse, au cours de laquelle on communiquerait à l'intéressé des secrets plus ou moins magiques, tout en lui demandant de renoncer à sa personnalité afin de se consacrer corps et âme à des tâches sulfureuses, sous peine d'être exposé aux pires sévices...

C'est, beaucoup plus simplement, l'occasion qui est donnée au profane de réexaminer les idées reçues et les jugements subjectifs, en l'engageant, désormais, à chercher en lui-même et par lui-même sa vérité qui n'est évidemment pas celle de son voisin ou de son frère (les portes de la maison du Père sont innombrables).

Cette recherche ne peut s'appuyer que sur une vision objective des choses, accordant force et valeur à toutes les opinions sincères, même si elles sont différentes des convictions qu'il professe lui-même.

C'est donc une invitation au perfectionnement personnel et une porte ouverte dans cette voie. En franchissant cette porte, le nouvel initié meurt, d'une certaine manière, a la facilité du monde et s'engage sur un chemin qui doit le mener vers ce que nous appelons la Lumière.

Ce chemin, il le parcourt librement, s'appuyant sur la fraternité dans laquelle il a été admis et qui est composée d'hommes poursuivant la même quête.

Les mystères qui lui sont proposés au moment de son entrée dans l'ordre sont uniquement des sujets de réflexion, s'appuyant sur le symbolisme et la tradition, que lui seul pourra approfondir, selon son génie propre, dans le secret de sa conscience.

 

TOUT A LA FOIS ÉDUCATION, FORMATION ET DÉCOUVERTE : L'ENSEIGNEMENT MAÇONNIQUE

L'enseignement maçonnique se traduit par l'étude que chaque maçon fait, pour lui-même, d'un ensemble de textes et représentations symboliques qui nous a été transmis par la Tradition.

Le mode d'expression, (à l'aide des symboles) a pour caractéristique de pouvoir être examiné sous tous les angles de l'humain.

Le message initiatique a donc un caractère universel.

C'est un enseignement de choix où chacun trouve une signification et un attachement particulier. Ils lui permettent de suivre sa direction propre selon son tempérament, sa formation, ses aspirations dans les domaines de la vie pratique, de la morale, de la philosophie, de la religion, de la spiritualité.

Il faut ajouter que si chaque maçon poursuit individuellement sa recherche, il n'en est pas pour autant seul, car la Loge est un groupe, un creuset où les tendances, les idées se confrontent sans qu'aucune pression s'exerce en vertu de la règle du « Maçon libre, dans la Loge libre ».

 

IL Y A DES DEGRÉS DANS L'INITIATION.

Il y a des degrés dans l'initiation parce qu'il y a plusieurs degrés dans la Connaissance.

Chaque passage d'un Franc-Maçon d'un degré à un autre constitue une initiation nouvelle (un nouveau départ).

C'est ainsi que l'Apprenti n'est en fait que l'Aspirant de l'ancien compagnonnage, l'Initié en est le Compagnon, et l'Adepte (celui qui a acquis) le Maître.

 

UN MODE DE COMMUNICATION SPÉCIFIQUE : LE RITUEL

D'une manière générale un rituel est un acte, ou une succession d'actes auxquels les hommes reconnaissent un sens affectif, spirituel, philosophique.

Dans la vie profane, la minute de silence, le garde-à-vous, l'audition debout de l'hymne national, sont des exemples d'actes rituels.

Dans la vie religieuse, on connaît de nombreuses attitudes rituelles : joindre les mains, faire le signe de croix, se mettre à genoux, etc. ...

Il est clair, par les exemples donnés, que la pratique d'un rituel renforce considérablement le sens profond des textes, des représentations symboliques, ou allégoriques qui l'accompagnent.

En maçonnerie, le Rituel est l'ensemble des actes, gestes, attitudes et paroles symboliques, hérités de la Tradition et fixés par l'usage.

C'est par le moyen du Rituel que sont transmis les enseignements fondamentaux de notre Ordre.

 

MISE EN CONDITlON OU GOÛT DU DÉCORUM ?

Le rituel est un moyen d’ÉVEIL ; on peut, d'une certaine manière, et pour en percevoir la nature, lui trouver des rapports avec la méthode du psychodrame.

Il a tout d'abord pour effet certain de créer les conditions matérielles d'une rupture totale avec la vie profane, permettant ainsi aux « travaux » de se dérouler en toute sérénité...

De plus, la participation active demandée à tous les membres de la Loge les fait entrer directement en contact avec l'EXPRESSION symbolique des travaux maçonniques. Il les libère enfin de l'excès de logique, de matérialisme ou de rationalisme des actes quotidiens.

Mais par ailleurs, et c'est, de loin, son rôle le plus important, le rituel est la manière irremplaçable de transmettre certains enseignements qui ne peuvent prendre leur sens que s'ils sont vécus au lieu d'être énoncés.

La Pratique du Rituel maçonnique nécessite l'usage ou la présence de divers objets et décors symboliques. Ceux-ci ne sont cependant présents que pour exprimer leur sens caché.

La force du rituel réside dans sa signification sous-jacente ; elle n'est importante que par la manière dont il est pratiqué et par l'importance que chacun lui impartit au fond de lui-même. Le décorum n'est qu'accessoire ; il peut, à la limite, n'être que simplement rappelé schématiquement.

Des excès dans l'usage du cérémonial ou du décorum ne peuvent donc exister que par une mauvaise interprétation de la Tradition initiatique.

 

LA PRATIQUE DU RITUEL, SOURCE DE PERFECTIONNEMENT

Le rituel étant un ensemble d'actes symboliques auxquels sont associés tous les membres de la Loge, l'enseignement proposé se trouve, chaque fois, physiquement vécu. De ce fait, il est l'origine d'une méditation souvent sollicitée.

De plus, certains symboles ne peuvent prendre leur force et leur signification profonde que s'ils expriment un « engagement personnel » vécu symboliquement.

La pratique du Rituel est donc source de perfectionnement par le fait qu'elle est dans l'espace, le véhicule caché des pensées initiatiques. Elle protège à travers le temps les ides (aspect/forme) qu'elle renforce.

C'est par la triple fonction de suggestion, de conservation et de transmission que la pratique du rituel peut apporter une certaine connaissance profonde des mystères maçonniques.

 

SYMBOLE, LE MOT-CLEF ...

Le symbole c'est un mode d'expression s'appuyant sur des représentations matérielles dans lesquelles l'esprit peut, par association d'idées, trouver des sources de méditation.

Exemple : Les idéogrammes, le code de la route sont des images porteuses d'une idée et d'une seule. Un symbole est une sorte d'idéogramme porteur d'une multitude de significations, selon l'angle sous lequel on le considère.

Mais comprenons-nous bien : la lettre V qui désigne le Volt comme toute autre lettre du même genre n'est pas un symbole mais une convention, une commodité.

Dans la vie profane, par exemple, un drapeau est un symbole, il est porteur pour chacun d'entre nous d'un message profond, intime, il peut être source de méditation ; il peut être générateur d'un certain « rituel » (le monument aux morts), acte vécu renforçant la signification du symbole.

Disons encore, pour être clair, qu'une alliance en or est un objet symbolique dont le sens réel est parfaitement distinct de la manifestation matérielle.

En maçonnerie, l'ensemble de l'enseignement constitue le  SYMBOLISME.

Le SYMBOLISME maçonnique, n'est pas seulement le véhicule d'une vérité intransmissible par les voies conventionnelles, c'est aussi la représentation allégorique de la CONNAISSANCE.

Le cartésianisme, qui a dissocié l'esprit de la matière, est responsable de ce que, dans l'ensemble, le monde moderne a considérablement fait reculer la pratique et l'intelligence des enseignements par symboles en dépit de leur irremplaçable pouvoir de transmission dans le domaine spirituel.

 

SYMBOLISME ET LANGAGE SECRET

Le symbolisme est un langage qui n'est secret que pour qui ne peut le comprendre, et cet enseignement n'est pratiquement plus perçu dans le monde profane ou religieux des pays occidentaux. Il n'y a plus guère que la F.M. qui soit susceptible de perpétuer et renouer avec la grande Tradition par la richesse de son enseignement symbolique.

Les grands concepts fondamentaux intransmissibles par des moyens intellectuels ordinaires ne peuvent se manifester que par la compréhension parfaite des grands symboles, par ce que Schwaller de Lubicz appelait

« L’intelligence du cœur ».

Cet entendement ne peut donc être que strictement personnel, puisqu'il est fonction de l'évolution et des orientations de chacun.

Cela explique en partie pourquoi tous ceux qui n'ont pas su ou pas voulu examiner le problème du symbolisme avec l'éclectisme et la largeur de vue propres au véritable scientifique se sont finalement contentés de masquer leurs carences en reléguant le symbolisme au rang des langages cryptographiques primitifs.

 

UNE MÉTHODE D'INVESTIGATION NON CARTÉSIENNE QUI PRODUIRAIT DES RATIONALISTES ?

L'un des aspects fondamentaux de la F.M., est le perfectionnement de l'homme, y compris dans les manifestations les plus concrètes de la vie contemporaine.

C'est pourquoi les Loges consacrent une part de leurs travaux à l'étude des problèmes de la Société contemporaine.

Selon la méthode maçonnique, ces problèmes sont abordés avec le maximum d'objectivité dans un esprit de tolérance absolue : c'est alors la  « Voix de la raison » qui doit s'exprimer en ces circonstances.

Le libre examen de toutes les idées, suggestions, doctrines humaines qu'ils étudient procède de la raison, mais l'édification d'une société et d'une humanité meilleures auxquels ils tendent témoigne incontestablement d'un idéalisme élevé.

C'est pourquoi dire que les Maçons sont rationalistes, c'est ne considérer qu'un seul aspect de leur doctrine.

Un maçon qui serait rationaliste et rien que cela oublierait la part la plus importante du travail maçonnique.

 

LA TRADITION MAÇONNIQUE SECRÈTE

La Tradition maçonnique doit rester secrète pour de multiples, raisons et notamment celles-ci :

- La Franc-Maçonnerie est un ordre initiatique, sa doctrine et ses principes se transmettent de maçon à maçon, de génération à génération. La révélation par l'initiation est une des attitudes indispensables pour recevoir convenablement le message symbolique.

- Les travaux maçonniques, pour être accomplis en toute quiétude et sérénité, doivent se dérouler à l'abri du remous des foules.

- Dans certains pays totalitaires, la Franc-Maçonnerie est persécutée. Le secret est donc, pour elle, une forme de l'instinct de conservation.

On peut dire également, en se référant à la Tradition, que les F.M. ont moralement le devoir de ne pas « vulgariser » la Tradition, les formules ancestrales, qui se sont transmises depuis l'origine des temps. Le dépôt qui en est fait à chacun de nous, est celui d'un bien universel sur lequel nous n'avons absolument aucun droit.

La tradition maçonnique doit sans aucune hésitation rester en dehors du monde profane.

Enfin, une telle divulgation serait non seulement inutile, mais elle détruirait l'efficacité du message qui ne peut être convenablement reçu qu'à travers une révélation progressive dont les étapes sont étalées sur un long laps de temps.

 

LE SECRET MAÇONNIQUE...

Il ne réside pas dans le seul fait de ne pas dire ce que l'on sait ou ce que l'on croit avoir compris. Le véritable secret maçonnique c'est le message incommunicable, inexprimable. C'est ce qui n'est compréhensible qu'entre véritables Initiés.

Tous les écrits qui se veulent révélateurs, les indiscrétions, ne changent rien. Ce n'est pas en « potassant » qu'on acquiert la « connaissance ». L'enseignement livresque n'ayant jamais fait progresser d'un pas l'initié vers la Connaissance, seule la pratique des rituels ouvre cette voie.

...ET LA DISCRÉTION MAÇONNIQUE.

La discrétion maçonnique est l'apparence extérieure de la réserve, de l'attention que tout maçon doit manifester par discipline intellectuelle.

C'est dans le silence et en écoutant que l'on apprend à mieux penser. C'est aussi et peut-être avant toute chose, la forme visible de l'humilité et de la pudeur. On a toujours plus gagné à écouter qu'à parler, c'est une règle éternelle de Sagesse.

 

LES RÉPONSES A PROPOS DES RITES,
DES LOGES ET
DES TENDANCES DE LA FRANC-MAÇONNERIE

PAS DE MAÇON SANS ENGAGEMENT MAÇONNIQUE

Cet engagement est de nature purement spirituelle et morale.

Il n'implique rien d'autre, pour l'intéressé, que le désir de trouver en lui-même la force et les moyens de devenir meilleur, de se perfectionner, la maçonnerie l'aidant dans cette tâche que poursuivent tous ses membres.

Elle n'a, du fait même de l'esprit de fraternité et de tolérance dont elle est animée, ni le désir ni les moyens de demander à ses membres quoi que ce soit qui puisse aller à l'encontre de leur liberté de pensée et d'action.

Mais, se voulant tournée vers le Bien, elle propose aux Frères d'orienter, eux aussi, leur pensée dans cette direction.

En entrant dans l'ordre, le nouvel initié s'intègre à une fraternité humaine dont les buts et les moyens lui sont connus.

On n'exige pas davantage de lui que d'accepter la règle et de « jouer le jeu », ce qui lui sera facile s'il est sincère dans sa recherche.

On le sait, l'engagement maçonnique lie le Maçon à l'Ordre par un serment mais un profane engagé dans la voie de la recherche de la Franc-Maçonnerie peut y renoncer à n'importe quel moment.

Un maçon initié peut quitter l'ordre sous la seule condition de respecter son serment de ne révéler rien de ce qu'il a vu, de ce qu'il a entendu, ou de ce qui lui a été communiqué en Loge (ne serait-ce que pour le protéger lui-même des conséquences de l'incompréhension ou du sectarisme dont il pourrait être victime de la part de personnes ignorantes du vrai visage de la Maçonnerie).

Parce que vous le connaissez mieux maintenant, l'ordre entier peut donc raisonnablement attendre de vous une attitude tolérante à l'égard de tout maçon que vous pourriez rencontrer.

 

DIEU ET LES FRANCS-MAÇONS.

Les Francs-Maçons sont libres de croire ou de ne pas croire en Dieu, et la Maçonnerie n'admet aucune discrimination dans le domaine de la pensée et particulièrement entre les croyants et les incroyants. De ce fait la Franc-Maçonnerie est le centre d'union de tous les hommes de bonne volonté, quelle que soit leur conviction.

Si tous les Franc-Maçons ne croient pas en Dieu, la majorité d'entre-eux admet l'existence d'un Principe primordial vers lequel convergent toutes les choses.

Pourtant, à certaines époques, beaucoup de Francs-Macons, devant les tracasseries ecclésiastiques du moment, ont adopté une position anticléricale ou athée.

Une certaine « image de marque » s'en est dégagée, créant de vives inquiétudes chez beaucoup de chrétiens.

Une telle attitude n'est cependant le fait que de certains et ne saurait en aucun cas être considérée comme une vérité maçonnique.

Il est certain qu'il y a plusieurs demeures dans la maison des Maçons, qui n'est pourtant peuplée que de Frères. Dans certaines d'entre elles, les libre-penseurs, se trouvent chez eux.

Dans la plupart des cas une tolérance absolue est de rigueur. Il existe aussi une Maçonnerie qui, non seulement croit en Dieu, mais aussi est chrétienne.

Sa philosophie et ses rites sont inspirés et issus des Saintes Écritures et sa tradition provient directement des anciens Ordres de Chevalerie dont elle se recommande. Le croyant et le chrétien s'y trouvent donc parfaitement à l'aise.


Chaque loge a ses spécificités, ses us et coutumes, notre Ordre  ouvre ses travaux en présence de l’Évangile de Saint Jean considéré comme Livre Initiatique. L’Evangéliste de Patmos demeure une figure mystérieuse, d’où l’interrogation sur ce qui pourrait être la transmission et la maintenance d’un corpus ésotérique, secrètement conservé et diffusé par delà le dogme officiel de l’église. Jean incarnerait alors une connaissance très antérieure au Christianisme destinée à se perpétuer d’une façon secrète, connaissance qui prendrait sa source et son fondement dans ce qu’il est convenu de nommer la Tradition Primordiale.

 

OUI, ON PEUT ÊTRE CATHOLIQUE ET FRANC-MAÇON.

Du point de vue maçonnique, rien ne s'oppose à la présence de catholiques parmi les Frères.

Les interdits prononcés dans le passé sont toujours d’actualité (voir document : « Congrégation pour la doctrine de la Foi »)

Du point de vue catholique, il ne nous appartient évidemment pas de nous prononcer, l'entrée en Maçonnerie d'un membre de l'Eglise étant pour lui une affaire de conscience.

Celui qui estimerait ne pouvoir trancher lui-même la question pourrait avoir intérêt à consulter un ecclésiastique averti, après s'être documenté sur la position spirituelle de l'obédience qui s'ouvre à lui.

LA PRATIQUE DE LA FRANC-MAÇONNERIE ET L'ENGAGEMENT POLITIQUE

Il convient de répondre ici un NON formel à tous ceux qui croiraient encore à une relation entre l'une et l'autre et de le bien expliciter.

La Maçonnerie est avant tout un centre d'Union où se réunissent des FF., de formations culturelle et politique fondamentalement différentes. Merveilleux creuset que celui où peuvent se fondre harmonieusement toutes ces idées !

On peut d'ailleurs lire dans les « Constitutions d'Anderson » de 1723 laissant à chacun ses propres opinions :

« c'est-à-dire être Hommes de bien et loyaux ou hommes d'honneur et de probité quelles que soient les DÉNOMINATIONS ou les confessions qui aident à les distinguer ; par suite de quoi, la Maçonnerie devient le Centre d'union et le moyen de lier une amitié sincère entre des personnes qui n'auraient pu que rester perpétuellement étrangères ».

On peut lire plus loin dans ces mêmes Constitutions :

« ... ne faisant, ne disant rien d'offensant, ou qui puisse empêcher une conversation axée et libre ; car cela détruirait notre harmonie et ferait échouer nos louables desseins. Conséquemment aucune brouillerie ou querelle privée ne doit franchir te seuil de la Loge, moins encore des querelles à propos de la Religion, ou des Nations, ou de la Politique d’État, nous en tant que Maçons, étant uniquement de la Religion Universelle sus-mentionnée ; nous sommes aussi de toutes les Nations, Idiomes, Parentés et Langages et sommes résolument contre TOUTES LES POLITIQUES, comme n'ayant jamais contribué, et ne pouvant jamais contribuer au bien-être de la Loge ».

Il est donc clair que la Maçonnerie n'a rien de commun avec la POLITIQUE ou les PARTIS POLITIQUES.

Que des Frères aient pu agir différemment, même en grand nombre n'engage pas pour autant l'Ordre, également composé de l'immense majorité silencieuse des Frères apolitiques.

Toutefois, le Franc-Maçon s’efforce de matérialiser dans sa vie quotidienne les concepts qu'il a puisés dans le travail en Loge et d'en faire sentir autour de lui les bons effets.

En ce sens cette action personnelle dans la cité pourrait être qualifiée de politique. En aucun cas, cette action ne peut être assimilée de près ou de loin, directement ou indirectement, à celle d'un parti politique, que ce parti exerce ou non le pouvoir.

Toute discussion politique est proscrite en réunion.

Le Franc-Maçon est libre d'appartenir ou non à un parti politique quel qu'il soit, mais cette adhésion n'engage que lui-même.

 

LA FRATERNITÉ MAÇONNIQUE ET LES ASSOCIATIONS D’INTÉRÊTS MATÉRIELS.

Il importe pour le postulant éventuel de se convaincre que cette idée, souvent colportée dans le public est une des plus inexactes concernant la Maçonnerie.

Chercher à devenir Franc-Maçon dans l'espoir d'y trouver un intérêt ou un avantage matériel ne pourrait conduire, tôt ou tard, qu'à de cruelles désillusions.

La Fraternité maçonnique est un devoir à caractère moral, intellectuel et spirituel. Le maçon se doit d'être l'ami de tous les hommes et de leur venir en aide qu'ils soient ou non Franc-Maçons. La pratique de la SOLIDARITÉ est une façon d'être dans la vie et ne saurait se limiter aux murs de la Loge.

Il est exact cependant que des liens affectifs très étroits unissent tous les maçons, mais leurs préoccupations étant essentiellement spirituelles, il est rare et peu souhaitable que ces liens aient des aspects matériels.

En tout état de cause et du point de vue de notre Respectable Loge, les associations d'intérêt sont à proscrire pour une bonne pratique de la maçonnerie elles sont incompatibles avec les aspirations de l'Ordre tel que nous l'envisageons.

 

RITE ET RITES.

Sachant que les Travaux s'ordonnent selon un rituel, on appelle « RITES » les variantes qui se manifestent dans la pratique de ce rituel.

Nous savons qu'au cours des siècles, la souche maçonnique a accueilli et conservé vivants certains aspects des traditions initiatiques parallèles...

Ce sont ces apports, ces enrichissements qui ont « modulé » un rituel fondamental en plusieurs rites, mettant l'accent sur tel ou tel aspect des traditions symboliques.

Malgré ces divers courants, les différences sont très légères, les symboles sont universels et les mêmes pour tous les rites. Tous les rites sont donc parfaitement intelligibles pour tous les maçons.

L'éventail des rites présente un certain avantage en ce qu'il permet à chaque maçon de s'orienter vers la forme d'expression la plus en harmonie avec sa personnalité... La pluralité des rites est le témoignage de la vitalité de la pensée commune.

Les principaux rites pratiqués en France sont par ordre alphabétique:

  • le Rite Écossais Ancien et Accepté,
  • le Rite Écossais Primitif
  • le Rite Écossais Rectifié,
  • le Rite Émulation,
  • le Rite Français,
  • le Rite de Memphis-Misraïm
  • le Rite de Stricte Observance

OBÉDIENCE

Une Obédience est une fédération de Loges.

Elle compte généralement des Loges travaillant à des rites divers. Dans les Obédiences peuvent se manifester des tendances spirituelles ou philosophiques spécifiques, reflet des Loges qui la constituent, mais les obédiences ont surtout pour objet d'aider les loges sur le plan de l'organisation administrative et matérielle (locaux, textes, etc.)...

En outre, tous les maçons se reconnaissent comme Frères, quels que soient leur rite, leur Loge, ou l'obédience à laquelle leur Loge est rattachée.

 

LA LOGE, UN MOT A DOUBLE SENS.

Le mot Loge a un sens double en maçonnerie.

Il qualifie d'une part le local, le lieu, le cadre matériel où s'assemblent les F. M. pour y tenir leurs Travaux et, d'autre part, il désigne une assemblée de maçons se réunissant régulièrement dans un même Temple (ou LOGE).

L'assemblée appelée LOGE (ou ATELIER) est la cellule de l'organisation maçonnique, c'est l’Unité de base.

Elle est composée de membres, dont certains remplissent des offices particuliers, (Trésorier, Secrétaire, Orateur, etc.).          Le président élu de la Loge est appelé « Vénérable Maître ».

Toute Loge est souveraine dans le cadre de son Obédience, dans la mesure où elle se conforme à la Tradition et aux règlements généraux de l'Ordre auquel elle a adhéré et de l'Obédience à laquelle elle appartient.

 

LA MAÇONNERIE PEUT SE DIRE UNlVERSELLE.

La Maçonnerie est non seulement universelle parce que les maçons, qui se considèrent comme Frères se trouvent dans toutes les parties du monde, mais aussi, parce que ses Symboles, ses principes, son enseignement, sont les mêmes dans tous les pays.

Elle compte des hommes de toutes races, de toutes religions, de toutes nations, à condition qu'ils soient sincères, de bonne volonté et de bonnes moeurs.

Elle fait appliquer partout dans le monde les mêmes principes et particulièrement ceux qui sont basés sur la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

Enfin, elle se situe en dehors du temps et de l'espace par la recherche constante du plus haut niveau de spiritualité.

 

ET MAINTENANT ...

Il peut paraître surprenant, qu'en plein XXIème siècle, un Ordre, une fraternité initiatique poursuive sans faiblir le maintien de traditions remontant aux temps les plus reculés et apparaissant sans rapport direct avec l'évolution contemporaine.

En réalité, depuis quelques années, la Franc-Maçonnerie connaît un regain de vitalité, les jeunes se pressent aux portes du Temple et sont les plus avides de retourner aux sources des antiques traditions.

La Franc-Maçonnerie serait-elle un ultime refuge pour l'homme ?

Il est certain qu'un désir de retour aux valeurs fondamentales de l'humanité se manifeste chaque jour avec plus de force. Après avoir épuisé les ressources de la science, de la technique, après avoir mesuré la vanité du pouvoir d'achat, du confort et de la facilité, un grand courant appelle chaque homme vers un meilleur accomplissement de lui-même et vers la spiritualité.

 

COMMENT DEVENIR FRANC-MAÇON ?

Pour être admis dans l'ordre Maçonnique, il n'est posé aucune condition préalable de race, de fortune, de rang social.

La Franc-Maçonnerie est ouverte à tous les hommes libres et de bonnes moeurs, animés d'un désir sincère de se mettre au service du Bien.

Du point de vue maçonnique, être Libre, c'est essentiellement :

  • Ne subir aucune contrainte,
  • N'avoir contracté aucun engagement qui pourrait contrarier une aspiration réelle à ouvrir son esprit et son coeur au perfectionnement de lui-même ou qui pourrait s'opposer à l'établissement de liens d'amitié fraternelle avec tous les Frères.
  • Être de bonnes moeurs, c'est avoir un mode de vie digne et conforme aux exigences de la morale naturelle.

Ces conditions étant remplies, il est essentiel, pour devenir Franc-Maçon, d'éprouver des sentiments de solidarité fraternelle envers toute l'humanité et un désir réel de participer à l'amélioration permanente de la vie spirituelle et matérielle de la Société.

Matériellement le F. M. peut se définir ainsi :

  • Homme de bonne volonté,
  • Tolérant, qui admet toutes les opinions, toutes les croyances,
  • Qui cherche à s'instruire, à comprendre, à s'élever,
  • Qui cherche à faire le bien, qui souhaite pouvoir aider tous les autres hommes dans la mesure de ses moyens.

La Franc-Maçonnerie n'entend pas imposer un dogme, elle laisse chacun libre de suivre sa voie et prétend (alors que certains affirment détenir « La Vérité »), être seulement à Sa recherche.

Précisons que la Franc-Maçonnerie est une abstraction comparable, d'ailleurs, à un révélateur photographique, en ce sens qu'elle ne peut faire apparaître et développer que ce qui existe au moins à l'état latent.

A chacun, elle peut apporter :

  • Une règle de vie librement pensé et librement suivie,
  • Des contacts fraternels et chaleureux avec d'autres hommes de bonne volonté,
  • Un épanouissement de la personnalité,
  • Et surtout un approfondissement spirituel.

 

SI VOUS LE SOUHAITEZ : C'EST TRÈS SIMPLE.

Peut-être avez-vous le désir, soit d'être informé plus complètement, soit de solliciter votre admission dans l'Ordre des F. M.

Si vous connaissez un Franc-Maçon qui s'est révélé à vous comme tel, celui-ci répondra à vos questions, et éventuellement examinera votre candidature, ou si cela lui parait plus souhaitable, vous dirigera vers l'une des autres obédiences de France.

Mais, répétons-le pour bien vous en convaincre, une telle démarche de votre part serait inutile si elle était simplement inspirée par la curiosité, ou le désir de parvenir rapidement à une situation enviable.

 

 

contact@franc-macon.eu

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